J'avais déjà passé une journée au sein du Daintree National Park, la région me paraissait idéale pour me couper de la vie sociale et embierrée que je menais à Cairns (Ok, ma vie n'est pas aussi dure que je peux vous le faire croire, mais après 2 mois, j'étais fatiguée de ces rues goudronnées, du bruit de la ville, et des abrutis qui mettent 2 heures à se décider sur leur parfum de macaron. Bref.)
J'ai donc atteri
lundi dernier dernier chez Brad, en plein coeur de la forêt tropicale du Queensland, pour mon troisième helpx. On accède à la maison en 4x4 uniquement, et après avoir fait 30 bons kilomètres sur des routes non-goudronnées.(Autant dire qu'il valait mieux pour moi que tout roule, entendu que le bus ne passe que 3 fois par semaine. Dans l'hypothèse où lechauffeur ne vous oublie pas sur le bord de la route. True story.)
Au programme pour moi cette fois, construire une
véraaaaaanda. « Une véranda ? Pas d’problème ma p’tite dame, on vous
pose ça où ? ».
Bon, en réalité, ce que Brad entendait par construire une véranda, c’était finir-la-balustrade-de-la-terrasse-qu’il-a-construit-l’année-dernière-et-que-ca-fait-dejà-deux-mois-que-son-permis-a-expiré.
Bon, en réalité, ce que Brad entendait par construire une véranda, c’était finir-la-balustrade-de-la-terrasse-qu’il-a-construit-l’année-dernière-et-que-ca-fait-dejà-deux-mois-que-son-permis-a-expiré.
L'endroit est magnifique, tout entouré d'arbres, de montagnounettes, et pas loin coule une rivière, bordée de mangrove (au cas où, comme moi il y a deux mois, vous ignoriez tout de la mangrove, sachez que cette végétation typique des zones tropicales, se dévellope dans la zone de balancement des marées. Et ca produit un tas d'arbres rigolos, avec tellement de racines verticalement envahissantes, qu'il est difficile de définir où terminent les racines et où commencent les branches). C'est un habitât idéal pour le crocodile qui peut se faire des cabanes. Autant vous dire que, dans la mesure où la sauvegarde de mes deux bras est une condition inhérente à la rédaction d'article de blog, j'ai soigneusement évité de me baigner ! (je vous entendais déjà commenter : "oui, elle écrit plus, tout ca tout ca...")
| Les mangroves en question. A marée basse. |
Brad, il est cool, c’est un mix entre Jon le voisin de Limoges (pour le coté costaud/chauve/ qui parle anglais/qui boit de la bière) et mon papa (pour le coté touche-à-tout/mon atelier est un show-room Makita/qui boit de la bière (mais oui Papa, t'es aussi costaud aussi, pleure pas)) et mon
grosfrère (mais ça, je ne peux vous l’expliquer en privé ^^).
Bon, et alors, cette véranbalustrade ? Ah bah on a bien bossé
avec Brad, j’ai poncé un tas de planches, et joué à
assistante-tenez-moi-le-niveau pendant 2 semaines !
| Le matin, réveillée dès 5h30 par le coq, les paons, les oiseaux, et les cane-toads, c'est parti pour mes 4 heures de poncage quotidien ! |
Tiens, vous savez ce que c'est un Cane-toad ? Si l'animal est dégoutant, l'histoire, elle, est amusante.
Le Cane-toad, espèce de crapeau-car-cra, a été introduit par les australiens afin de détruire les cane-beetle (espèce de scarabé-cra-cra qui fait des ravages dans les plantations de Sugar-Cane (sucre de Canne, quoi !)).
Manque de chance, les cane-beetle sont des insectes vivant au somment des Canes ; et malgré les trésors d'inventivité qu'ils sont certainement du déployer, les Cane-Toad sont irrémédiablement restés en bas...
Ne pouvant se nourrir de Cane-beetle, les Cane-Toad ont dû choisir leur menu dans la faune locale (et d'en-bas). Parallèlement afin de résister à des prédateurs potentiels, ils ont dévellopé une arme redoutable, à savoir un dos poisonneux. Tout animal qui essaierait de croquer dans un Cane-Toad devrait mourrir sur le champ. Autant vous dire que la légende de la princesse qui embrasse des crapeaux pour trouver son prince ne doit pas être très populaire dans les écoles du Queensland !
N'ayant plus de prédateurs et de la nourriture à foison, les cane-toad pullulent désormais joyeusement dans toute la région. De plus, ces animaux à la con, ne sont pas trouillards (ou alors sont complètement drogués par leur propre poison !) : on peut marcher à 5 cm d'eux, sans qu'ils ne daignent sauter de coté ! Et quand on est pieds nus, la nuit, ça fait pas rigoler.
| La Bloomfield River. La température a régulièrement dépassé les 35 °C. Et le taux d'humidité les 80%. Dans ces conditions, la sciure, ca plus-que colle ! |
J'ai vécu en pleine nature pendant 2 semaines, récoltant des lytchees, des mangues, et d'autres fruits exotiques inconnus. On a péché notre poisson du soir (Queenfish - Fingermark), j'ai fabriqué des bracelets en graine, regardé les étoiles, parti faire les courses en bateau, cultivé notre bière, gouté des plantes aromatiques poilues... Loin de tout, no stress !
Je dois avouer que j'étais à deux doigts de tourner happy-hippie (prononcer Rhappi-Rhippi), là-bas.
"Assistante, laissez-pousser les poils !"
| Le 14 novembre, a eu lieu une éclipse totale de soleil, vers 6h de matin... Pete (un pote de Brad - payes tes noms à la Beverly hills !) m'a amené sur l'océan. Vue imprenable. |
![]() |
| Et quelques jours plus tard, j'ai aidé Pete à déplacer son bateau de pirate depuis la rivière où il était amarré depuis un an, vers l'océan. |
| "Aaaaaaassistante, souquez les artimuses !" |
| La Bloomfield river, rivière d'eau salée, qui se jette dans l'océan. La maison de Brad est quelque part au milieu de tout ca ! |
| Mes petits compagnons de vacances/travail et Brad. Que si vous aviez tout bien lu la description, vous devriez reconnaitre sans peine... |
| Des créatures ultra-dangereuse, je vous dit ! Usant de techniques de camouflage à la pointe de la technologie :) |
| Ouais, bah une cascade, quoi ! Mais une belle, hein :) |
Et enfin, un retour à Cairns en fin de semaine dernière, pour profiter de la ville et de Ben.
| Breakfast standard : pancakes au sirop d'érable et bacon, yuuuuummee ! #lifeisgood ! |
Voili-voilou, mes aventures dans le grand nord sont terminées, je prends l'avion d'ici quelques heures, direction Melbourne ! Même si je vais perdre dans les 15 degrés, je suis plutôt excitée de retrouver ma chère Margotte (qui, j'en profite pour lui annoncer, ne manquera pas de disséminer ses bons mots dans le prochain article ^^)


Roh la la, pile quand je me disais que j'allais pouvoir laisser un commentaire pertinent à base de "mais qu'est-ce que c'est les cane-toads?!?!", vlà-t-y-pas que tu explique direct. Tu m'bouche le baba Maria. Et tu me manques aussi! Des bisous :)
RépondreSupprimerJe suis une blogeuse attentionnée, chère enfant...
SupprimerTu me (nous, temporairement) manque aussi ma Starou ! Des bisous
Hard life... (hé oui, moi aussi je m'entraine)
RépondreSupprimerCa doit quand même être pénible, tout ce soleil, ce ciel bleu, ces plages désertes.
A la lecture de ton article, à côté de la cheminée, je ne cesse de te plaindre. Heureusement que ta petite soeur arrive pour t'aider à supporter toutes ces misères...
Tiens le coup ma chérie, et dans l'adversité, montre toujours un visage souriant (ce que tu fais déjà si on en croit tes photos)
Gros bisous à vous deux
papa
En bricol girl, en fée clochette, peu importe le flacon, tu donnes toujours l'ivresse... t'es trop belle, ce paysage te va si bien!!
RépondreSupprimer(une fan from reunion island)
Arrêtez, c'est trop c'est trop !! :)
SupprimerVous avez aussi l'air en pleine forme tous les 4 sur votre blog, ca doit être le south hemisphere effect :)
Du Petit Chaillaud froid et brumeux (mis hier c'était grand soliel), BON ANNIVERSAIRE ma F'fille. On t'enverra une photo avec anorak et bonnet, pour que tu te rappeles. D'ailleurs, le bonnet doit être le tien, mais il ne te manque pas !
RépondreSupprimerBisous
Monsieur Brad et Monsieur Pete, fallait quand même les trouver ! Les crocos, les bestioles qui font peur, c'est le remake de Crocodile Dundee, le bol que t'as ! c'était très roots mais à part les machin-cane, je prends tout le reste, même s'il faut repeindre la balustrade (fastoche est elle si bien poncée). Tu nous avais déjà présenté Flipper, maintenant va falloir trouver les Bee Gees (ceux de mon époque bien sûr).
RépondreSupprimer